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PRINCE / LOVE SYMBOL
"Prince est le roi", tel pourrait être le titre de cette chronique désormais culte qui, comme vous l'avez remarqué, s'attaque sans scrupule à des pointures de la musique, bien souvent noire comme vous et moi.
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Par Denis Glazer


C'est un fait, Prince, de son vrai nom Prince Rogers Nelson, n'a rien à voir malgré sa petite taille (1m57 officiellement, ndlr) avec le Petit Prince, blondinet ingénu traînant dans le désert comme sûrement son pilote de père aujourd'hui. Mais des surnoms Prince en a en pagaille : le nain pourpre, Love symbol, le kid de Mineapolis, le Mozart de la funky, Prince,
O(+>

Le petit Prince donc, est né le 7 juin 1958 à Minneapolis dans le Minnesota, département situé au Nord-Centre des Etats-Unis, à la frontière canadienne, bref en plein froid. Son père John Nelson, que ses amis dépourvus d'imagination appelaient bêtement Johnny, jouait du piano dans les bars de nuit pour boucler les fins de mois. Sa mère, métisse afro-italienne, appelée Matie Shaw depuis sa plus tendre enfance, exerçait en public la fonction d'assistante sociale, mais se battait souvent à coup de rouleau à pâtisserie avec son mari à propos de menu détail, mais surtout à cause du whisky bon marché et de ses ravages. Une histoire qui a inspiré plus tard le film Purple Rain ( l'histoire d'un guitariste amoureux d'une guitariste sur fond de scène de ménage ), et qui explique surtout assez bien les fréquents accès de fièvre lyrico-romantique du surdoué, mélange de "modern design toc" et de "fleur bleue baba cool" ; un petit coté Santana, Queen ou Michael Jackson… Un style qui en l'occurrence se vend très bien ! Comme quoi il n'y a pas que des inconvénients à avoir des parents brutaux.

Surdoué, le roi Prince l'est depuis sa puberté (environ 12 ans), et pas qu'un peu ; c'est pas comme Alain Delon qui n'est doué qu'en film policier ou comme Jacques Chirac qu'en politique étrangère. Non, Prince a un don global ! Peu de gens (hormis Jean) savent par exemple que l'autiste joue de tous les instruments (un par un) durant les enregistrements de ses disques en studio - pas sur scène évidemment, Prince n'est pas Rémy Bricka. Mis à part un balayeur noir et un technicien de maintenance payé au lance-pierre, personne d'autre n'a le droit de pénétrer dans le studio.

Le studio ? Parlons-en ! C'est lui-même qui l'a construit (avec une cinquantaine d'ouvriers), et la chose baptisée Paisley Park (1) possède trois studios d'enregistrement et une salle de concert privée de 900 m2 pour roder les tournées et donner des récitals pour V.I.P. On appelle ça un complexe, et le kid a eu l'idée mégalomaniaque de l'ériger dans sa ville natale. C'est pourquoi certains psychanalystes parlent volontiers du complexe de Prince pour qualifier les besoins chez certains patients à faire des solos glamour. A noter que Paisley Park a été inauguré le 11 septembre 1987, et que ce jour a été depuis proclamé Prince Day dans tout l'état du Minnesota. En 2001, le quatorzième anniversaire a dû être un choc pour les fans du monde entier et de Navarre.

L'album mis en avant ici (Sexy mother fucker, en écoute) n'a pas de nom. Seul O(+>, le "Love symbol" représentant les genres mâle et femelle reliés, fait office de titre. Ce n'est pas l'album le plus simple de l'homme pourpre, mais c'est en tout cas le plus funky, le plus soul, le plus rap, le plus métis, le plus Opéra-Rock mais aussi l'un des plus libres. Notons qu'à cette époque, Prince était grave en froid avec sa maison de disque Warner qu'il a quittée quelques années plus tard avec pertes et fracas… Avec moins de pertes que de fracas quand on connaît les dessous de l'affaire.

Denis Glazer


Prince, Love Symbol
Parution : 1992
Produit par Paisley Park Records
Extrait : Sexy M.F.

Le site officiel mais très privé
www.npgonlineltd.com
Un très bon site de fan
onenation.free.fr
Allez un autre
membres.lycos.fr/webexperience/
Le complexe de Prince
www2.bitstream.net/~tgg/tgg/paisleypark
Le petit Prince
www.lepetitprince.com/fr/

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