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STEVIE WONDER / SONG OF THE KEY THE LIFE
Little Genius, un des multiples surnoms attribués à Stevie Wonder pour sa ressemblance frappante avec Ray Charles - dit the Genius, prouve s'il en ait besoin que la cécité se transmet bien de père en fils.
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Par Denis Glazer


Comme tout aveugle qui se respecte [Gilbert Montagné, Œdipe, Yves Montand, Alain Delon], Stevie Wonder porte généralement des lunettes noires et apprend le piano dès son plus jeune âge. A ce propos, je profite de la liberté qui m'est donnée ici pour signaler que Mozart lui aussi était aveugle de naissance mais que nos dirigeants nous cachent depuis toujours cette terrible vérité pour des raisons de lutte anti-terroriste. L'un d'eux, haut responsable des services secrets albanais, avoue : " Si le peuple moldave apprenait que Mozart était aveugle (...), il mettrait aussitôt le feu aux églises..." Mais revenons au Little Genius. Comme son confrère le maestro autrichien, c'est à l'âge de 12 ans [en 1962] que le petit Wonder enregistrera son premier tube [Fingertips - Part 2], et à partir de ce jour-là, le chanteur à dreadlocks produira un album tous les ans comprenant chacun au moins une bonne dizaine de tubes mondiaux. J'ai choisi Song of the key the life sorti en 1977, dont la pochette psyché en peau d'orange pelée à dû sûrement traîner dans vos booms, ou dans celles de votre beau-père pour les plus jeunes d'entre vous.

Petite observation : pour bien saisir l'artiste, il faut tout d'abord savoir que Stevie Wonder est avant tout un homme-orchestre ; rappelons qu'il joue indifféremment, et en même temps, de l'harmonica, du piano, du synthétiseur, de la batterie, de la trompette, de la cornemuse, de la darbouka et du basson. Oui, Stevie Wonder aurait pu tout aussi bien animer vos bals de vacances ou le mariage de votre belle soeur, mais voilà, il est devenu célèbre, comme Rémi Bricka [La vie en couleurs – 1977]. Deuxième constatation - à la différence dudit Rémi Bricka - ses albums 70's ont définitivement marqué la musique populaire américaine [soul, gospel, folk] avant d'être samplé aujourd'hui par les rappeurs et musiciens électroniques en tous genres. Chaque art à son génie, celui de l'homme-orchestre s'appelle Stevie Wonder [dit aussi la pile]. Au fait, est-ce que vous avez déjà vu la femme de Stevie Wonder ? Non... Ben lui non plus...

Denis Glazer


Stevie Wonder, Song of the key the life
Parution : 1976
Produit par Motown
Extrait : Sir Duke

Pour en savoir moins :
www.stevie-wonder.com
Le site de Rémi Bricka
www.stars-oubliees.com/so/rbrick.htm

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