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Chaque pleine lune,
deux disques
à acheter d'urgence,
et pour les plus cultivé(e)s
d'entre vous, à écouter...
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02° Pleine lune du 21 Octobre 2002 |
JOHNNY CASH / AT FOLSOM PRISON
Vous qui pensez que la music country se résume à des chansonnettes de cowboys racistes regroupés autour d’un feu de camp ou dansant la gigue, passez votre chemin [je sais pas moi, faites une partie de pétanque], et revenez dans dix minutes.
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Les révélations qui suivent — et que je jure être authentiques sur la vie de Frederic Beigbeder — apportent un éclairage assez tranchant sur la véritable histoire de Johnny Cash, père de la musique country et bien pire, de la musique rock tout court. Bienvenue à Nashville [Lot-et-Garonne], berceau de la dite musique.
Pour commencer , je vous propose d’oublier ce que vous croyez savoir sur la Country, musique populaire [s’il en est] apparue aux Etats-Unis dès le XVIème siècle, sur un rythme blanc et paillard comme il en existe malheureusement dans tout corps d’armée dominant. Johnny Cash en est la preuve contraire. Né dans l’Arkansas en 1932, Johnny affirme dès son plus jeune âge une voix de baryton aisément reconnaissable, et un goût affirmé pour les choses en noir à l’époque où le noir n’était pas qu’une simple mode. En effet, plus près de Woody Guthry ou de Bob Dylan que de Kenny Roogers ou autre Dolly Parton, J.C. [tel est son surnom] développe un style musical [boom chickaboom boom boom], et un verbe proche des couches populaires et des exclus de tous poils, et même des prisonniers pour lesquels il enregistre en live cet album mythique " At Folsom Prison " devant une centaine de taulards qui oublièrent l’espace d’un instant les barreaux, les chaises et le moyen d’en sortir. Surnommé l’homme en noir, Johnny Cash fera en effet la différence avec son milieu cohabitant [de droite nationaliste voire KKK] en s’affirmant au gré des disques d’or comme un artiste solitaire aux textes triviaux où il est beaucoup question de solitude, de tristesse et de mort. Si après cela, vous n’avez pas envie d’écouter d’une oreille humaniste " Folsom Prison Blues ", c’est que vous êtes, excusez-moi du peu, un rocher, un bloc de glace, un monstre. Denis Glazer, pigiste intransigeant du magazine interlunaire vous souhaite de ranger cet album à la case " Origine du Rock " dans cette bibliothèque idéale.
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Denis Glazer
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Johnny Cash, At Folsom Prison Parution : 1968 Produit par Columbia Extrait : I'm still miss someone
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Le site de Johnny
www.johnnycash.com
Les textes v.o. de Johnny Cash
www.toptown.com/hp/66/jclyrics.htm
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