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Chaque pleine lune,
deux disques
à acheter d'urgence,
et pour les plus cultivé(e)s
d'entre vous, à écouter...
Suggérer un disque
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04° Pleine lune du 19 Décembre 2002 |
TITO PUENTE / MUCHO PUENTE
A elle seule, la discographie du Maître Timbalero (timbaliste en portoricain) pourrait remplir les 1500 signes que la direction d'OVER23° me contraint chaque lune à ne pas dépasser. Pour votre discothèque idéale, j’ai été obligé d’en choisir un : Muncho Puente.
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Pour calmer les esprits railleurs, rappelons tout d’abord que Tito (appelons-le Tito) a enregistré 120 albums en 50 ans de carrière, ce qui fait mine de rien 2,5 albums par an de moyenne, soit environ 0,2 album par mois, soit 0,015 album par jour.
Né en 1923 à Harlem (93), voire à Montauban (82) selon certains biographes quercinois quoique douteux, de parents d'origine portoricaine, Tito Puente, de son vrai nom Tito Puente, commence sa carrière comme danseur. "Sans la danse, pas de musique " aurait-il dit un soir de cuite durant lequel le jazzlatinman se fit refuser l’entrée du Red Garter, club prestigieux de New-York, après avoir notifié au videur : "Sans vélo, pas de pédale". Quelques jours plus tard, frustré, il se lance dans les percussions, et pas n’importe lesquelles: les timbales, sortes de doubles caisses claires assorties de cloches. " Prenez des soldats noirs comme vous et moi, donnez-leur un tambour, et aussitôt tout le bataillon se mettra à danser " disait-il à qui lui posait la question : "Pourquoi les timbales Tito ?". Dégagé des obligations militaires, le dit-instrument martial est aussitôt devenu une pièce essentielle de la musique latine.
En 1948, le jeune Tito, revenant de la guerre (39-45) retrouve ses timbales et devient rapidement le roi du Mambo (musique savoureuse inspirée du Boléro, lui-même inspiré de Ravel), contrairement au Général Tito qui, durant cette période, prit la tête de (à) la Yougoslavie (ex-Yougoslavie). Notons au passage que cette musique très utilisée par le cirque Pinder lors de numéros plus ou moins esthétiques, peut servir le cas échéant de musique de fond pour restaurants fréquentés par la pègre. Ce qui n’enlève en rien au génie rythmique du Timbalero qui crée aussitôt un Latin Big Band qui enflamme l’Amérique des années 50. En 1957, année de Muncho Puente présenté ici par votre serviteur, Tito Puente ajoute une corde à son arc, le vibraphone, instrument de percussion soit, mais issu du Cool Jazz. Le résultat est ce que je vous souhaite d’écouter durant les prochains jours. Tito Puente s’est éteint en l’an 2000 en pleine gloire à l’âge de 77 ans, âge limite pour lire les aventures de Tintin.
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Denis Glazer
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Tito Punente, Mucho Puente Parution : 1957 Produit par BMG Latin Extrait : Lullaby of the Leaves
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Que des pages persos dont celle-ci
www.chez.com/hotsalsa/puente.html
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