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LE VIET VO DAO, UN SPORT D’HOMMES
De tous les arts venus d’Asiatie, ne serait-ce pas le plus sévère, hein Martial?
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Par Remy Fière

Etymologie
Facile, la translation vietnamo-française: Viet = Transcendant Supérieur . Vo = Art Martial. Dao = la voie. Ce qui signifie donc, dans la langue métissée de nos anciennes colonies, Siam, Cochinchine et autres comptoirs délaissés que le Viet Vo Dao n’est autre que «le transcendant supérieur de l’art martial de la voie». Saluons de ce pas le sens à la fois de l’image et du condensé sémantique si cher à nos amis de l’Orient le plus extrême.

L’origine mythique
Depuis l’avènement de la dynastie Hong Bang et du célèbre Eh Tienh Dao, bien longtemps avant les coups de genou et les techniques de combat rapproché de Jésus Christ, le peuple vietnamien n’a cessé de lutter pour rester fier et brave. D’abord avec ses poings, puis avec du silex, ou que sais-je, muni ensuite d’un couteau mal taillé, d’un sabre trop grand pour lui ou d’une mitraillette qui ne s’enraye pas, le Vietnamien n’a eu de cesse de progresser dans son art martial. De nombreuses peuplades colonisatrices en ont fait la cuisante expérience, dans le Vieux continent comme dans le nouveau monde. A l’époque, ça décanillait sec dans les rizières, faut dire.

La phrase-culte
«Chuan Bi, Bat Dau». Si votre voisin de table au restaurant «Chez Fong» se met à murmurer cela en se frottant le tranchant de la main, filez avant de finir votre salade soja-poulet. Ces deux expressions pacifiques de ce côté si, sont les phrases préparatoires d’un rude combat qui s’annonce. «Soyez prêt, commencez» en serait la traduction la plus littérale, mais normalement, nous sommes déjà trop loin pour l’entendre.

La figure réglementaire
Savoir étouffer son opposant est la première prise salvatrice que l’on enseigne aux nouveaux venus. Difficile à expliquer sur le papier, il s’agit d’un geste juste qui va empêcher progressivement votre adversaire de respirer. Comme on sait que tout organisme vivant privé d’air a tendance à s’éteindre, la fin de l’exercice est proche. Viendront ensuite les combats avec arme où il s’agira cette fois de mettre un terme encore plus rapide à l’existence de celui qui vous cherche des crosses.

Le geste référent
«La main d’acier sur le cœur de bonté». Il ne s’agit pas d’un geste mais d’un résumé de la philosophie du Viet Vo Dao. Celle qui promet droiture, souplesse, constance et désintéressement. Et une sacrée secousse dans ta gueule si ça continue à te faire ricaner, petite face de nougat occidental.

L’œil du fétichiste
Le pyjama du Viet Vo Dao Man est noir, ou bleu dans certaines sous-sections de la secte. Ce qui donne un côté
particulièrement excitant à ces combattants venus de nulle part. Oublié le blanc virginal des fiottes qui font du judo ou du karaté. Une fois dénouées leurs ceintures, enroulées plusieurs fois autour de hanches musculeuses, les morceaux de peau apparentes sont encore plus appétissants que chez les autres, jurent les pâtissières et les boulangères. Notamment celles qui aiment les hommes rudes sachant couper les flûtes et les Paris-Brest du tranchant de la main.

Les champions de légende
Honnêtement, il n’y en a guère, car la discrétion qui sied à cette pratique étrange empêche de faire les malins. Ne dit-on pas là-bas qu’un Viet qui se vante de savoir casser des briques finira sa vie en soupe Phô. Ce qui fait froid dans le dos.$=

Remy Fière


A l'attaque!
www.vovinam-palaiseau.com/decouverte/vietvodao
Pour trouver la parade
www.viet-vo-dao.com.fr/france

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