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NOBLE ART ?
MES COUILLES, LE TEMPS SE BROUILLE !

A sa naissance, l’homme a reçu des pieds pour courir, et des mains pour montrer qu’il est plus fort que l’autre en lui tapant dessus. Les Grecs, puis les Anglais en firent un sport. C’est dire !
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Par Remy Fière

Etymologie
En 2088, des habitants de la planète Afrique arrivèrent sur terre par leurs propres moyens et assistèrent à un bien curieux spectacle. " Fusur hudebleu, bulurg, bulurg... Box, box " cria le chef. Nul ne sut traduire, mais ce que l’on sait de source sûre, c’est que Jean-René Sarkozy, le petit-fils du vieux ministre de l’Antérieur, organisait ce soir-là un safari à mains nues en banlieue. Et que deux de ses nervis tenaient un sympathique dealer de cèpes tandis que le gredin politisé le frappait à la tête. Et au ventre aussi. En poussant de petits cris de décérébré. D’où l’expression.

L’origine mythique
Il y a longtemps, vêtu d’une toge confectionnée avec des morceaux de cuir pleine peau, le jeune Cassius pêchait tranquillement sur les bords du Styx. Lorsque soudain, arriva le boulanger du village qui venait d’être sacré MOL (Meilleur Ouvrier de Latinie). Cassius qui avait fini second ne l’entendait pas de cette oreille et, s’estimant lésé par la décision des juges, lui mit ce qu’on appelait alors un pain. Et le fourra avec ce qu’il avait sous la main. C’est à dire du poisson tout droit sorti du fleuve des enfers. Bim, bam, boum, crochet, direct, uppercut. Sonné, le boulanger abandonna aussitôt le métier et devint à la fois l’agent et le serviteur de Cassius. Qui obtint une jolie médaille lors de l’épreuve du pugilat des derniers jeux du cirque. Le christianisme qui passait par là avec un pape sous le bras, trouvait que les torgnoles pour divertir le peuple était une putain d’hérésie. Il y mit fin.

La phrase-culte
"Relève-toi, relève-toi, sale bâtard, tu déchires ma race" criait Lazare, "the Nazarean Butcher", qui fit une honnête carrière après être sorti vivant de son linceul. Lequel n’avait pas d’élastique, ni même de coquille. Ce qui perdit l’ami Laz’, victime d’un bien vilain coup défendu sous la ceinture, une fois que se fut effectivement remis debout Slimane le Corinthien. Il triompha donc sous les ovations des pharisiens du club Omnisports. Mais qui s’en souvient ?

La figure réglementaire
Il y en a plusieurs en fait : le direct, qui passe parfois à la télé, le crochet qui anime les après-midi de l’hospice. Enfin, l’uppercut, qui arrive par en bas et s’arrête de lui-même à la pointe du menton. Si l’adversaire est bien rasé, il tombe comme une feuille, si sa peau râpe comme une biscotte, l’avenir ne s’annonce pas mieux.

Le geste référent
Contraint de monter, en slip blanc, sur la balance pour se faire peser comme un animal de mauvaise compagnie, le boxeur gonfle en général ses muscles, ses joues et injurie son adversaire, puis il regarde s’il n’a pas dépassé la limite. La situation est amusante car les protagonistes font ça pour amuser la galerie de la 605. Ce qui ne les empêche jamais de dresser les bras vers le ciel, comme s’ils voulaient adresser des reproches au ghetto.

L’œil du fétichiste
Lorsque le soigneur enduit de vaseline les arcades du combattant, ce qui est somme toute fréquent, les femmes imaginatives atteignent parfois un orgasme de bonne facture, et nous en connaissons tous. Quant aux hommes que le boxeur fascine, c’est au sortir de la douche, ou du sauna, qu’ils sombrent dans des désirs coupables. Pourtant, de cette crème onctueuse, plus guère, ou alors près de la bonde. Cela dit, merci le noble art, car tout le monde est absolument conquis par le résultat.

Les champions de légende
Avant de faire carrière sous le nom de " Mohamed the Grotest ", Cagnius Glay avait déjà des heures de Ring. Tout jeune, il commença par boxer de l’autre côté du Rio Grande. Surnommé alors " Chocolate Spirit" (" l’esprit du chocolat "), non parce qu’il avait le derme sombre et mou, façon suisse, mais parce qu’étrangement, les coups de l’adversaire l’atteignaient sans lui faire aucun mal. Il finit pourtant, flambé comme un Doughnut, après s’être couché contre une valise de pesos. Restant dans les annales comme le 319e boxeur à avoir accepté de se faire acheter. En revanche, Michel Tyson, et l’histoire est moins connue, termina, lui, sa somptueuse trajectoire dans le sous-continent indien. Rebaptisé " the Ganja Storm" (" la Tempête du Gange "), il se parfumait au chicken tikka, surtout sous les bras, et parvint même lors d’un corps-à-corps resté légendaire, à endormir son adversaire. Nul subterfuge pourtant, le Belge au doux sourire d’argent se fit naturaliser et épousa ensuite la fille du fondateur de Bollywood.

Remy Fière


Pour en savoir moins :
www.ffboxe.asso.fr

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