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Chaque pleine lune,
la fiche cuisine d'un sport
en guise de petit précis
de l'olympisme.
Suggérer un sport
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Le balle-panier
La natation, en eau claire
Un coup dans le ping, un coup dans le pong
Le Sumo, pour gros only
Le football US, l'autre ballon ovale
Le Viet Vo Dao, pardon !
Le tennis : jeu, set et huit
Football : il n'y a plus de petites équipes
La voile, cuisson vapeur
La fonte qui déglace
Le tir à dix mètres voire pire
Formule1 , un circuit 24, mais en plus grand
Eléonore, le rugby
Les skis ? Toujours ensemble
L'aviron, quelques rames de finesse
La boxe, noble art ? Mes couilles !
Le bicyclisme, y'avait Firmin et Sébastien...
La gymnastique, Seigneur, des anneaux !
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08° Pleine lune du 16 Avril 2003 |
FAITES LE GOLF, PAS LA GUERRE
Qu’ils soient neuf, ou dix-huit, les trous du parcours sont là pour faire suer le sportif. Certains y trouvent beaucoup de plaisir. Les Britanniques, notamment.
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Etymologie Il y a fort longtemps, les Ecossais, pas nés de la dernière tourbière, ne savaient pas trop quoi faire de leurs gigantesques espaces inoccupés. Y regarder paître des ovins ? Pas très noble, don’t you ! Y cultiver la fleur de whisky ? Pas mieux, indeed. Aussi lorsque Lord Ian mac Golfinnegan, un type un peu jaloux, décida d’employer ses landes de terrain pour y disperser les restes du bon ami de sa femme qu’il avait découvert sous les jupes courtes de celle-ci, la communauté des kilteux applaudit de tous ses membres, plus nombreux qu’ailleurs. “Voilà une saine occupation, Mac Golfie” lui dit son cousin Trevor. Prenant une jambe, préalablement coupée, du coupable, et la tenant par l’os de la cuisse, Mac Golfie envoya dans un long drive l’un des testicules boursouflés, quoique désormais inoffensifs, du malheureux amant. Tout le monde rit beaucoup en se rendant compte qu’en frappant ainsi, Mac Golfie venait non seulement d’envoyer fort loin la protubérance spongieuse, mais aussi d’inventer un nouveau sport auquel il allait bientôt donner son nom, étant par ailleurs sans enfant. Seul hic, de chauds lapins, depuis, l’Ecosse n’en compte plus guère.
L’origine mythique Comme l’histoire se répète. Bien avant l’épisode des Highlands, quand il s’est agi d’éloigner Adam-le-concupiscent de Eve-la-travailleuse, qui avait trouvé un CDD de fleuriste, Dieu proposa au mâle une activité reposante. Il lui donna son oeil de verre et sa canne, puis partit s’enterrer à quelques hectomètres. “Vise don’ l’orbite” dit Yahvé, couché sur le dos. Ce n’était guère facile et Adam mit du temps avant de comprendre qu’il pouvait frapper le petit globe de verre avec la poignée de la canne. Quand il parvint à réinstaller l’œil dans la cavité, Dieu le félicita et appela cela le “par”. Puis il partit s’enterrer plus loin, ainsi de suite, dix huit fois… Pendant ce temps, Eve faisait ses bouquets.
La phrase-culte “T’as vu ma nouvelle Golf ?” disait un jeune footballeur à un collègue “Ah ouais, je m’y suis mis, ça repose” répondit l’autre.
La figure réglementaire Si rare, mais si stupéfiant, le fameux “trou-en-un” est un rêve odoriférant pour le commun des mortels qui a généralement du mal à visualiser le bousin. Parfois pourtant, à la suite d’un coup long et précis, la petite balle blanche se rend docilement au fond de l’orifice. Ceux qui réussissent ce coup peuvent, en compétition, gagner un surcroît d’Euros en sac, voire une berline de fabrication allemande. Intérieur cuir.
Le geste référent Lorsqu’il a mis la balle blanche dans le trou afférent, le golfeur, touche la visière de sa casquette avec le doigt. Comme s’il voulait saluer un à un tous les ustensiles utiles à sa profession : le driver qui envoie grave, le putter qui précise la pensée de son propriétaire, le sandwedge qui permet de sortir de la merde ensablée, et les différents “fer” dont le rôle paraît souvent démesuré au profane.
L’œil du fétichiste Il faut toujours regarder comment la main, gantée ou non, du golfeur se pose sur le manche de ses instruments. Avec une douceur proche de celle du grand coutelas dans son fourreau de velours, et la fermeté de celui qui sait comment on manipule les diverses excroissances du corps. Un ami gay me disait récemment trouver cela parfaitement sexuel même si, poursuivit-il “tes amis de la casquette et de la chemisette ne sont ni des créatures, ni des invertis”. Quoique personne n’en soit vraiment sûr.
Les champions de légende Euh ! En fait, il y en eut pas mal, des albinos, des blancs, un noir, et même quelques Basques. S’il faut juger les prétendants à l’éternité, on peut se pencher sur leurs gains. Le golf, pas si cachottier, est un des rares sports où les classements s’effectuent en fonction des gains accumulés. Les meilleurs étant les plus riches, contrairement aux chefs d’entreprises. Ce qui n’est pas si hypocrite que cela, notamment en Europe.
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Remy Fière
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